
Quelle histoire il me semble
Quelle ardeur, éthanole
Assoupie sous le vent
Décoiffée, comme un gant
Une inconnue du lac
Une estève fluviale
Mon amour tu m’obsèdes
Je n’ai d’yeux que pour toi
Ta silhouette m’ensorcèle
Et la mort qui me guette
Mon amour quelle audace
Quelle divine escapade
De l’autre côté de la rive
Pour une danse féminine
Qu’il est bon de sentir
Ce corps chaud et ces cheveux
Qui caressent mon ventre, mes cuisses et mon soup
Quand tu couvres de baiser mon corps étourdi
Mon amour c’est trop fort
Trop fort pour que tu le supportes
Car nos deux âmes sont semblables
Elles s’emmêlent et s’aiment
Deux tourterelles au ciel
Deux amantes sauvages
Si je pouvais encore une fois
Te serrer dans mes bras
Embrasser ta bouche tiède
Et sentir ta peau sur la mienne
Quelle effluve assassine
Qui me pique les doigts
Qui me pique les yeux
Et fait couler mon sang
Le corps ne trompe pas
Et tes mains douces et frêles
M’ont donné tant de bonheur
Par-delà le possible
Me plonger en ton sein
Et te faire vibrer
Crier plus fort que la mer
Comme tu es belle
Je t’ai aimé si fort
Si soudainement et si loin
J’ai senti ton amour, ta tendresse
Et ton être, caresser le mien
Comme on donne un doux baiser
Je t’aime comme jamais.