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Et voici mes tous premiers poèmes, écrit lors de l'enfance et de l'adolescence , de 10 ans à 16 ans:) 

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La rentrée (1998/1999, 10 ans, CM2)

 

Les marrons et les feuilles tombaient sur le toit de l’école.

Les enfants pleuraient pour ne pas aller à l’école.

 

C’était la rentrée,

La rentrée des classes

La rentrée de l’automne

 

Tandis que les maitresses buvaient leur café

Et que les élèves jouaient dans les flaques d’eau, éclaboussés

 

C’était la rentrée,

La rentrée des classes

La rentrée de l’automne

 

 

 

L’hiver (10 ans, CM2 A)

 

La neige tombait et les enfants jouaient

Le ciel était couvert par la brume de l’hiver

 

Le lac était gelé et les routes verglacées

Les enfants emmitouflés n’étaient quand même pas trop réchauffés

 

Le tonnerre,

La pluie,

L’éclair,

Tout ça en hiver

 

On ne voyait le sommet des montagnes

Mais le brouillard de la campagne

Faisait enrager les gens, inquiétés. 

 

 

 

Le rêve (10 ans, CM2A, le 16/11/1998, 21h15)

 

On était dans l’champs

De la mère Dubrant

On jouait au foot

Comme des ptits fous

 

Le ciel était bleu

On était heureux

Comme un jour d’été

Avec 40 degrés

 

Quand tout à coup une bête arriva

Je sursautai sur le coup, elle rugissa

 

Elle s’apprêtait à nous courser quand j’entendis

« J’en ai marre, tu vas te lever »

C’était ma sœur qui me réveillait depuis 11heures

 

Heureusement que ma sœur m’a dit « j’en ai marre »

Car sinon, mon rêve aurait été un cauchemar

Heureusement qu’elle a dit « tu vas te lever »

Car sinon, j’aurais été très choquée. 

 

 

Les vacances (11 ans 1/3, mercredi 25 août 1999, 23h10)

 

Les vacances ça commence puis ça finit

Les vacances on danse, puis on s’ennuie

Les vacances, c’est les vacances,

On pleure, on rit

Les vacances c’est de la voyance, c’est de la magie. 

 

 

Le collège (Lundi 10 janvier 2000, 21h13, 11 ans 1/2, 6eA)

 

Le collège c’est si grand !

Le collège c’est si bruyant !

Les élèves font un vacarme épouvantable.

Le dos ratatiné par leurs cartables.

 

Les profs, c’est une autre affaire.

Il y en a des bêtes, d’autres qui peuvent plaire. 

 

 

 

Nicolas (12 ans, Dimanche 27 août 2000, 21h09, Chagrin d'amour)

 

Nicolas mon amour

Moi cette gourde

Je t’écris ce poème

Pour te dire que je t’aime

 

 

Je t’avais repéré depuis le début

Mais j’n’ai rien fait qui pouvait te le montrer

Tu m’avais repérée depuis le début

Et tu as tout fait pour me le montrer.

 

Tu m’as embrassé

Je t’ai délaissé

Tu m’as regardé

J’me suis retournée

 

Tu m’as manqué

Mais j’suis resté

A ’regarder la télé

 

Je t’ai pas dit Au revoir

Et je ne peux plus te voir

Tu habites loin de chez moi

Et je pense encore à toi

 

Une fois je t’ai embrassé

Dans mon cœur tu resteras gravé

 

 

Guillaume 1. (Dimanche 24 septembre 2000, 20h54, 12 ans, 5eA)

Ca fait un an que je t’ai dans la tête

Miracle, tu es dans ma classe.

J’ai toujours Nicolas dans la tête

Mais t’es à côté de moi en classe.

 

Tu m’as souris et j’ai failli m’évanouir

Tes yeux bleus sont si magnifiques

Dans tes bras j’ai envie de danser pour la vie

Un baiser si magnifique !

 

Je t’aime mais et toi ?

Veux-tu être avec moi ?

J’ai fantasmé sur toi.

La nuit, rêves-tu de moi ?

 

Montre moi que tu m’aimes.

Si tu es timide

Je sais pas comment te le dire

Mais tu m’envahis la tête

 

 

Guillaume 2 (Jeudi 5 octobre 2000, 18h25, 12 ans, 5eA)

Guillaume, mon amour

Me fait pas baver comme ça

Viens vers moi et dis moi ça

Je t’aime mon amour

 

Ce serait trop beau

Mais, faut pas que j’espère trop

Tu es peut-être beau

Mais je rêve un peu trop

 

Jamais tu ne m’aimeras

Et moi je serai encore là

Je t’aurais toujours là

Et toi tu t’en foutteras

 

Putain, chéri, emballe moi

Et fais pas chier, dépêche toi

 

 

Une super amie (12 ans 1/2 dans 6 jours, 5eA, 21h19, Vendredi 20/10/2000. Ce poème est dédié à Coline Le Corre, une amie pour toujours)

Enfin je t’ai trouvé

Pendant 12 ans tu m’as manqué

Une amie à qui tout dire

Et qui peut tout me dire

Sans jamais me trahir

Et sans me mentir

Elle restera toujours avec moi

Et le souhaite autant que moi

On était faite pour se rencontrer

Ca y ait, ça fait maintenant une année

Tu te reconnais ?

C’est toi, ma deuxième moitié

On est comme sœurs

Mais plus encore

Je t’admire

Tu es super

Oui, je t’aime Coline

 

 

Thomas (12 ans et demi; 5eA, dimanche 21 janvier 2001, 21h16)

Pendant 3 jours on était ensemble

3 jours qu’ont été un conte de fée

Mais maintenant on n’est plus ensemble

Et de ta liste, tu m’as rayée

 

De ma faute ou de la tienne ?

Je crois que c’est un peu les deux.

Tu as pris une main mais pas la mienne

On n’a jamais été tous les deux

 

Je pense à toi

Penses tu à moi ?

Tu es avec quelqu’un d’autre

Et moi, seule avec mes larmes

Je ne pense pas à d’autres

Et j’agresse tout le monde de mes armes. 

 

 

Ces moments là. (4eD, 20h47, 28 septembre 2001, 13 ans et demi dans 1 mois moins 2 jours)

Dans ces moments de la vie

Où tu ne vois que du gris

Tu as l’impression d’être rien

Et ca s’envole et ça revient

 

J’ai souvent connu ça

Dans mon enfance noire

Je n’éprouvais que de la peine

Et ça pendant une vingtaine

 

Tu crois que c’est à cause de moi ?

Je ne sais pas mais j’en peux plus

Rien qu’une fois, aidez-moi

Je vous en supplie, sortez-moi de là !

 

 

Bonheur inaccessible (3eD, 12/03/2003, 18h46, 14 ans, 15 ans dans 1 mois!)

 

Je me sens vide, pas à ma place

Plus envie d’étudier

Plus envie de chanter

Je me sens vide, pas à ma place


Ces gens autour de moi ne sont pas comme moi

Je me sens vide, pas à ma place

 

La seule chose dont j’ai envie, c’est d’aller sur un cours de tennis

Pourquoi alors suis-je là à travailler

Là à rêver

Qu’un jour on me déniche et qu’on me le dise

Il suffirait juste d’un mot et je sauterai avec joie dedans.

 

Seulement je rêve.

Je m’endors sur le trésor inaccessible, j’en suis consciente. 

Mais pourquoi ?

Je vais donc devoir chercher ma voie ailleurs ?

Et si je n’en ai pas.

Je ne sers à rien. 
je n’ai plus le goût. 

Cela me rend folle.

Je me sens vide

Pas à ma place

 

Pourquoi ce bonheur est-il inaccessible ?

Cette envie de pleurer…

Ces énervements réguliers

Je ne sais pas

Je me sens vide

Pas à ma place.

 

 

Que se passe-t-il ? (3eD, 30/05/2003, 15 ans et 1 mois + 4 jours, 22h50)

En ce moment tout est changeant

En ce moment tout est du vent

Les fous-rires inaccessibles

Les sourires incrédibles

 

Que se passe-t-il ?

Je vois autour de moi des gens heureux

J’ai l’impression d’être toute seule contre eux

C’est si difficile

 

Ma vie n’a jamais été facile.

Peut-être aime-je la difficulté

Pourtant c’est si horrible

De quel inconscient m’a-t-on doté ?

 

Pourquoi tant de complications

Qui se remet autant en question

Peut-être sont ils comme moi

Mais ils ne le montrent pas

 

J’aimerais tellement vivre au jour le jour

Sans faire attention au regard des autres

Mais pas les autres de la cour

Les plus proches, les miens, Mes autres

 

Que se passe-t-il ?

Ne sont-ils pas censés m’aider ?

M’adopter plutôt que me critiquer

Que se passe-t-il ?

 

Pourquoi je porte tant d’importance dans leur regard ?

Pourquoi ne me laissent-ils pas libre ?

Pourquoi je me sens à part ?

C’est mon esprit qui n’est pas libre. 

 

Je ne sais pas.

Tant de faux pas

J’ai besoin de changement

Mais rapidement.

 

Ne voient-ils pas qu’on souffre ?

Ne pas tomber dans le gouffre ?

Se relever sans égratignure

Ce sera-t-il si dure ?

 

 

 

Longtemps (15 ans +5 mois + 20 jours, 16/10/2003, 19h21, 2nde6)

 

Longtemps prendre ma plume 

Fut pour amener des tristesses

Longtemps en moi échouées

Et aspirer à la liberté

De mon âme libérée.

 

Longtemps je n’y crut point

Désespérée comme jamais.

Comme une fleur fannée

Je m’endormais sans trop savoir

Pourquoi, comment et à jamais

 

Puis vint ce jour où,

Comme un prince ensoleillé, tu arrivas

Ne te connaissant que par bribes prononcées

J’étais loin de savoir

Quelle richesse tu enfermais

 

Lorsque je te vois, je vis

Si intelligent, tu rayonnes

Me fait brûler sous tes rayons

Et me laisse assêchée par ta beauté

 

Ce n’est que ce jour

Que je te prends, plume

Pour parler de bonheur

Ce n’est que je jour, plume

Que je te prends à l’infinie

En rêvant joyeusement 

A mon soleil, à mon étoile

 

Enfin ce soir, mon cœur obtient

Ce dont il a toujours rêvé

Ce dont on l’a toujours privé

Enfin ce soir, mon cœur obtient

Cette douce chaleur qui lui tient chaud

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