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J’ai toujours aimé me déguiser. Déguisement de princesses, de contes de fée. Il y en avait un que j’aimais particulièrement. : c’était une robe bleue, soyeuse, avec de la dentelle et une petite couronne en argent que l’on posait sur la tête. Quel délice. Je me sentais belle, je me sentais reine, magique. Quand je tournais, la robe volait. Elle me protégeait. 

J’aimais beaucoup fouiller dans le maquillage des grands. Fard à joue, fard à paupière, paillettes, rouges à lèvres. Que de couleurs. Le rouge à lèvres, j’ai envie de le manger ! Je suis sûre que c’est bon ! L’odeur de la poudre que l’on étale sur la joue. Parfois, un poil s’échappe du plumeau et reste collé. Alors on attrape cette fine matière entre les doigts pour la retirer. 

Un jour, avec mamie, on est allée à la parfumerie. La vendeuse a demandé si j’avais du rouge à lèvres. Mais non, c’est naturel ! Quelle chance s’exclame-t-elle !

 

J’aime beaucoup faire la fête. Je la rêve sur scène. Il y a des costumes, des couleurs, des plumes et des paillettes. Comme sur ce petit masque que ma sœur m’avait ramené de Venise. Une plume bleue sur le front et des paillettes dorées sur les joues.

A l’école, on avait fabriqué des masques. J’étais excitée. Et en même temps, j’avais peur de mal faire. Je ne savais pas bien découper sur le trait. Et quelles couleurs j’allais choisir ? La colle ne collait pas bien. J’en avais plein les doigts. Si on regardait bien, quelques plumes de couleurs s’étaient glissées sur mon visage. J’étais bien. Mon masque tiendra-t-il ? Ai-je fait ce qu’il fallait ? Le bonheur de patauger dans la colle, les couleurs et les plumes me suffisaient. 

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